D’origine méditerranéenne, j’ai toujours eu de longs cheveux épais. Mais ça c’était avant! 🙂
J’ai découvert mon Alopécie vers l’âge de 18 ans, quand une fille de ma classe m’a fait une charmante réflexion. Piquée au vif, j’ai fini par m’en préoccuper, et à essayer de le cacher comme je pouvais.
Je ne connaissais pas les différentes solutions pour camoufler ma perte de cheveux, j’utilisais donc des crayons pour les yeux, en faisant des petites hachures sur mon cuir chevelu (car évidemment c’était sur l’avant du crâne).
Ce n’était pas extrêmement flagrant à cette période, donc ça pouvait encore passer.
A l’époque j’avais vécu des évènements personnels assez stressants (perte de mon grand père, redoublement du BAC, passage chaotique du permis..) mais quand à savoir si cela a eu un impact direct sur ma chute de cheveux, c’est difficile à dire.
Si ce n’est pas la raison principale, ça n’a en tout cas, certainement pas aidé!

J’ai fini par aller voir un dermatologue, qui m’a prescrit des lotions, mais rien ne marchait réellement. Au bout de quelques années c’est devenu plus visible, je suis donc allée au centre du cheveux à Paris ou l’ on m’a prescris du Minoxidil, mais cela n’a rien donné non plus.

On m’a alors parlé d’un traitement hormonal, et je suis allée voir un autre dermatologue travaillant avec une gynécologue. J’ai suivi un traitement à base d’Androcure associée à une pilule contraceptive. Une repousse a été visible au bout d’un mois et demi avec en bonus une plus jolie peau (on l’utilise aussi contre l’acné, même si ce n’était pas mon but premier). Même si ça ne faisait pas de miracle, il y avait quand même une amélioration visible. Malheureusement au bout de quelques mois, les bénéfices tendent à diminuer, et les effets secondaires sont peu plaisants: comme l’arrêt des règles et une prise de poids conséquente.

Inutile de mentionner que la confiance en soi en prend un gros coup. C’est dur pour les hommes, mais je pense que c’est bien pire pour une femme, atteinte dans sa féminité.
On finit par ne plus penser qu’à ça, en focalisant sur ses cheveux, en stressant au moindre coup de vent (après avoir passé 30 minutes à se coiffer), et en évitant les situations à risque.

Au bout d’un certain temps j’ai fini par arrêter le traitement. Je me suis coupé les cheveux courts (ce qui par chance me va bien), et j’utilise des fibres capillaires et de la laque que j’applique aux racines la tête en bas pour redonner du volume, puis je les coiffe vers l’avant et sur le côté. Je suis une diète en privilégiant les légumes, crudités, levure de bière, fruits, galettes de riz soufflé, oeufs bio et yaourts (au soja de préférence), je prend également des compléments alimentaires en essayant d’écouter les besoins de mon corps.
Je suis convaincue maintenant que la chute de cheveux n’est qu’une des conséquences d’un corps malade, qui ne fonctionne pas à 100% de ses capacités.
Le stress, le surpoids, la nourriture industrielle, la pollution.. Tout ceci chamboule notre équilibre hormonal et notre bien être général. J’essaie dorénavant de prendre soin de mon corps en lui donnant les nutriments nécessaires et je continue les fibres capillaires, en attendant le remède miracle qui fera repousser mes cheveux 🙂